Florence + The Machine - Breath of Life
(Le plaisir d'écoute est proportionnel au volume de vos hauts-parleurs)
Tout vient à temps à qui sait attendre, c'est pourquoi vous êtes agréablement gratifiés aujourd'hui d'une salve de photos. En effet, je sais qu'en tant que gros glandeurs, vous préférez scroller devant des photos plutôt que de lire des lignes de texte.
Mais avant de jouir pleinement de ces images inouïes, permettez-moi de dresser le décor afin de vous donner une meilleure idée de l'état d'esprit dans lequel nous étions. Depuis qu'on est arrivés, beaucoup d'Erasmus nous ont parlé d'un ancien cinéma communiste laissé à l'abandon, à deux pas de la gare de Cluj. Il faut s'y aventurer en petites bandes afin de ne pas attirer l'attention des voisins et de préférence en journée car il faut plusieurs heures pour visiter l'entièreté du site sans se faire surprendre par la pénombre. Sibel, Selin, Brice et moi, cartes SD vidées, batteries d'appareils photos chargées à fond, sacs réutilisables Auchan taille maxi pliés en quatre dans le sac à dos afin de ramener un max de souvenirs, un coup de téléphone pour avoir un taxi devant la résidence et c'est parti.
La première vue est déconcertante, j'avoue, je m'attendais à un ancien cinéma façon Inglorious Basterds mais le minutes qui ont suivi cette première impression m'ont convaincu que c'était bien mieux. Deux trois blocs en béton avec portes et fenêtres, toute la végétation autour des bâtiments est recouverte de films comme on recouvre une maison avec des rouleaux de papier toilette. Devant le premier bloc, un énorme tas de films, c'est invraisemblable. On s'empresse de pénétrer les lieux pour encore plus de surprises, je vous laisse imagine notre réaction grâce aux photos.
Moment fort de la visite : une échelle à l'arrière du cinéma donne accès au toit. De là, une ouverture sans fenêtres depuis longtemps permet de se lancer dans une des pièces. Je vous rassure, on ne se jette pas la gueule sur le béton, deux mètres de films débobinés sont là pour amortir nos acrobaties. Le premier saut est psychologiquement insurmontable, je n'ose même pas imaginer ce que doit ressentir le gars sur le point de sauter à l'élastique ou en parachute. Pendant une fraction de seconde, j'ai fait le vide avant de lacher prise et d'atterrir le souffle coupé sur ce matelas peu commun. On a tous sauté encore et encore, avides de sensations fortes.
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| Sibel |
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| Selin |
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| Contrairement à nous qui nous nous laissions tomber comme des étrons, Sibel est ancien espoir olympique en gymnastique artistique et nous a tapé des saltos de malade. |
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| Brice |
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| LES POWER RANGERS ! JCROIS QUE VOUS RÉALISEZ PAS LES GARS, LES POWER RANGERS QUOI (J'ai découpé ce morceau de film, il est dans ma poche là) |
J'ai ramené des bobines de films des Chroniques de Narnia, de Jurassic Park 2 et la boite d'Austin Power. Chacune pesant dix kilos, si j'alternais le sac d'épaule toutes les trois minutes quatorze et que la distance entre le cinéma et le taxi le plus proche était de 1,7km ; calculez dans combien d'années j'aurai ma première scoliose. Peu m'importe, c'était un moment unique en son genre, le type d'aventures pour lesquelles vous avez encore les yeux qui brillent alors que vous venez de rentrer.

























Power rangers !!!
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